quinta-feira, 16 de abril de 2015

Zumzumzum

Pierre Verger


Tem esse som por dentro, voz da mulher da terra,
da mulher do mar, de concha, raiz forte da mulher de dentro
em ciclos.
As mulheres que zelam pelas histórias da terra e do mar.
As mulheres que nascem na sementeira, destino... giram na flor.
Tão fecunda a água.
Cada praça, cada canto, cada pedra,
os sons batem no coração dessa mulher.
Mar de dentro chora,
chuva de dentro escorre as dores vizinhas dessa mulher.
Vai. Vem. Vem, Vai... é cheia.
Nos olhos dessa mulher a gestação de uns delicados.
O cheiro de amêndoas, a bacia branca de esmalte, a renda,
o rito da morte, o fogaréu, carne salgada e os pés no chão...
São vozes dessa mulher.
A vida inunda, a mulher sangra na pedra, um tambor,
alimenta com seu corpo a festa de amanhã, dança do mar, terra é fecunda,
um círio na escuridão.
Tem esse zum zum zum...
Toca esse zum zum zum...

......

Zumzumzum

Il y a ce son de l’intérieur, voix de la femme de la terre,
de la femme de la mer, de coquillage, racine forte de la femme, de l’intérieur en cycles.
Les femmes qui veillent par les histoires de la terre et de la mer.
Les femmes qui naissent du semis, destin... deviennent fleur.
Tellement féconde est l’eau.
Chaque place, chaque coin, chaque pierre,
les sons battent au cœur de cette femme.
Mer de l’intérieur pleure,
pluie de l’intérieur ruisselle les douleurs voisines de cette femme.
Va. Viens. Viens, Va... elle est pleine.
Dans les yeux de cette femme, la gestation de quelques délicats.
L’odeur d’amandes, la bassine blanche d’émail, la dentelle,
le rite de la mort, le grand feu, viande salée et les pieds dans la terre...
Ce sont les voix de cette femme.
La vie inonde, la femme saigne dans la pierre, un tambour,
alimente avec son corps la fête de demain, danse de la mer, terre est féconde,
un cierge dans l’obscurité.
Il y a ce zum zum zum...
Bruisse ce zum zum zum...

Patricia Porto
Tradução: Axel Dieudonné



O "Mundeiro" do meu querido amigo Délcio Teobaldo.